.J e suis malheureux.
Malheureux car cette vie se fou de moi et je crois bien qu'elle ne jouera jamais en ma faveur. Dés lors que je me lève chaque jour, je ne me contente pas seulement de me rapprocher de la mort à chaque seconde qui passe, non, je fais pire. Dés lors que je me lève chaque jour, je commencer à mourir. Chaque lendemain est le sens continu de l'agonie, des derniers souffles. Je ne me contente pas d'aller vers la mort, je suis en train de mourir. Chaque mot en moins sur ma feuille est une respiration en moins.
Âme peinée et c½ur écorché.
Aujourd'hui je pleurs mon présent et regrette mon passé.
M ais au fond, qu'ai-je à regretter ? Pourquoi ai-je ce sentiment en regardant en arrière ? Mon passé ne fut pas moins bourré d'erreurs et de regrets que maintenant. Je serai même tenté de dire que ce sont mes erreurs du passé, ces erreurs irréversibles et impardonnables, qui font que je me trouve aujourd'hui, au jour le jour, en phase terminal.
A lors comment expliquer que mon désespoir me pousse à regretter ce qui fut ? Il n'y a que deux solutions. Soit, me voila en train de perdre complètement la tête et de ne plus savoir où la donner, me jetant ainsi dans n'importe quel lien, n'importe quel image qui serait supposée être moins pire qu'ici et maintenant, alors que cela s'est pourtant avéré être faux, c'est à dire que comme être humain je crois qu'ailleurs est meilleur qu'ici alors que rien ne me l'a jamais prouvé, bien au contraire...
S oit cela ne signifie non pas que j'aimerais retrouver ce passé qui fut, mais probablement que j'aimerais vivre ce passé que je n'ai pas eu, ce passé que j'ai perdu. Revivre mon passé pour en changer les traits qui à l'époque me semblaient être des détails et qui aujourd'hui sont le sens de ma déchéance, de ma haine vis à vis de moi même et de l'homme, de mes peines, de mes faux espoirs (le pire de tout), en clair... de ma vie.
J 'aimerais pleurer, pleurer comme je n'ai jamais pleuré. Pleurer, crier, me lacéré les bras, m'écorcher jusqu'au sang, me détruire, me foutre en l'air pour extérioriser tout ce mal.
M ais même une seconde de tout cela ne pourrait exprimer le ressenti que mon c½ur porte, ressenti qui l'égratigne chaque jour de plus en plus.
J e ne suis plus maître de mon destin. Je ne le serais plus jamais. J'ai tout perdu. Absolument tout perdu.
Alors, quitte à m'imposer tout cela, j'aimerais un jour, tout de même avoir la force d'assumer la pensée suivante :
Face à cette vie qui m'a pourrie de l'intérieur, qui m'a arraché le c½ur, qui a entrainée ma décomposition, qui m'a rendu malade de haine, qui m'a faite crever tel un fou qui n'a plus de raison, j'aimerais avoir le dernier mot, au moins ça... et pour que cela arrive, il faudrait et il faudra bien que j'ai le courage de sauter.
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